Présentation détaillée de la Méthode Grimm

☑️ Une méthode ludique pour mieux mémoriser

Un même matériel pour grands et petits. Une méthode ludique pour les plus jeunes. Les neurosciences de l’éducation nous montrent que l’on apprend mieux dans un contexte chaleureux, avec des objets à apprendre contenant des éléments inattendus, drôles, surprenants ou liés à l’affectif. Pour les plus jeunes, des expressions imagées pour aider à la compréhension et à la mémorisation : on parlera de « lettres coquines » (pour les lettres variable comme le c, le g ou le s), de lettres copines ou amoureuse (pour les graphèmes à deux lettres comme le ou, le ei ou le ch), de petites famille (comme le eau ou le ein)…

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Une progression rigoureuse basée sur la difficulté technique de l’assemblage des lettres : des syllabes simples jusqu’aux syllabes complexes

A notre connaissance, la Méthode Grimm est la seule méthode basée sur la difficulté instrumentale de l’acte de lire, c’est-à-dire sur la technique que l’on doit employer pour assembler, combiner les lettres, pour décoder, pour parvenir à lire. Par exemple, le travail d’assembler une consonne et une voyelle (of, it, la, vi, etc.) sera vu avant le travail d’assembler ensemble une consonne, une voyelle et encore une consonne (mil, tap, val, sol, etc.). Puis sera étudié le travail d’assembler deux consonnes avec une voyelle (cra, blo, glu, tré, etc.) qui sera suivi de l’assemblage d’une consonne ou une voyelle simple avec un graphème complexe (lou, meau, cho, gne, etc.) … et ainsi, logiquement, jusqu’aux plus grandes difficultés de la lecture.

La progression choisie ici est donc simple, carrée, rigoureuse, on pourrait presque dire « mathématique » : d’abord, on lit les syllabes qui se lisent facilement, puis on lit des syllabes qui sont un peu plus difficiles à lire, puis on va continuer avec des syllabes bien, bien plus difficiles et enfin on va finir par les syllabes les plus compliquées ! Comme en sport, on va progresser à chaque étape avec un niveau de complexité supplémentaire. Et on progresse, une marche après l’autre, régulièrement.

La progression : lire la suite

Pour chaque étape, les apprentis lecteurs verrons :
d’abord les lettres (l, m, n, r, etc.) ou les graphèmes complexes (ou, on, in, an, etc.),
puis les syllabes,
puis les mots,
puis les phrases.

lettres, syllabes, mots, phrases, Méthode Grimm

☑️ Une méthode syllabique, conformément aux Instructions Officielles et aux avancées de la Recherche avec des syllabes en couleur pour faciliter la lecture

Chaque mot est découpé visuellement en syllabes grâce à l’utilisation de couleurs différentes, souvent une alternance de rouge et de noir. Ceci, pour que les enfants puissent lire avec facilité et pour qu’ils puissent photographier et mémoriser toutes les syllabes, afin d’automatiser les unités des mots dans le but d’aller vers une lecture fluide et rapide.

Syllabes en couleur Méthode de Lecture Grimm

☑️ Un alphabet phonétique amusant facile à mémoriser pour lire en toute autonomie

Vive la Méthode de Lecture Syllabique Grimm

Sous les lettres, pour les aider à lire sans aide, les enfants trouveront un alphabet phonétique « sympathique », les Lujes, ayant la forme des lettres et qui sont des petits personnages amusants avec chacun leurs caractéristiques et/ou une petite histoire. Quand les lettres de l’alphabet sont des signes graphiques abstraits, rébarbatifs, froids et détachés de toute référence au réel, les Lujes, eux, sont des petits personnages porteurs de sens et d’un caractère : ils vont être retenus très facilement.

Alphabet Luje Méthode de Lecture Grimm

Cet alphabet phonétique va aider les lecteurs à lire quand ils auront une hésitation. Il leur suffira de se souvenir du nom du personnage-lettres ou des personnages-graphèmes pour retrouver le son qui correspond, puisque celui-ci est toujours en attaque du nom du personnage, c’est-à-dire que c’est le premier son qu’ils vont entendre.

Ces petits personnages permettront de lire avec facilité et de manière autonome : l’enfant peut déchiffrer tout seul des mots ou des phrases, sans avoir besoin d’aide, une fois qu’il connaît le bruit des petits Lujes.

La moto de Ladislas est abimée

À la fin de chaque palier de difficulté, dans les livres de lecture, les phrases sont présentées en police Scriptidys avec, en dessous, une aide en alphabet Luje, puis elles sont reprises à la fin de chaque étape en simple texte noir, pour que les lecteurs s’affranchissent petit à petit de la découpe des mots, de la couleur et de l’aide en Luje.

Pages du Livre de Lecture de la Méthode Grimm

✅ Une police spéciale, Scriptidys, pour les lecteurs dyslexiques

Pour la méthode, une police spéciale a été dessinée afin d’être la plus facile à lire pour les enfants possédant des dyspraxies visuelles qui les empêchent de bien différencier les lettres ou qui les voient de manière mouvante. Pour les aider, les lettres de la police Scriptidys© ont un empâtement en bas, pour « alourdir » les lettres et les rendre visuellement plus stables. Afin de différencier les lettres qui se ressemblent, chacune a un détail qui lui est propre.

  • Le b est droit et légèrement plus grand, tandis que le d est plus petit avec un « dos » légèrement tordu.
  • Le m a des pattes qui vont vers la gauche, le n a les pattes qui vont vers la droite et le u a des pattes fines.
  • Quand le p est tout droit, le q à une queue toute tordue.

Police Scriptitis Méthode de lecture Grimm

☑️ Une attention pour les graphèmes complexes : une des caractéristiques originales de la Méthode Grimm© est l’attention particulière portée aux graphèmes complexes.

Il y a toujours un palier critique,
pour beaucoup d’enfants et, plus particulièrement,
pour les enfants atteints de troubles dys,
c’est le palier des graphèmes complexes.

Si les associations simples d’une consonne et d’une voyelle leur sont relativement accessibles (m  a  = ma), bien souvent, ils butent et sont mis en réelles difficultés quand il s’agit d’aborder les graphèmes complexes, composés de plusieurs lettres, comme le « ou », le « on », les « in », le « eau » … cela devient très très difficile pour eux. C’est pour cela que dans la méthode, il est utilisé non seulement des « p’tits Lujes » pour les lettres, mais aussi pour les graphèmes, afin qu’ils puissent être enregistrés par l’enfant comme des unités globales, au même titre que des lettres simples. Ainsi, l’alphabet Luje intègre naturellement les graphèmes complexes en tant que son unique, tel, par exemple :

Graphèmes complexes Méthode de Lecture Ludique et Syllabique Grimm

Un traitement et un apprentissage spécifique des mots-outils

Les « mots-outils » sont tous ces : « le, la, les, un, une, et, car, pour, jamais, et, était, dans, sur » … et on ne peut pas s’en passer, car ils structurent les phrases. Ce sont par exemple les articles, les prépositions, les pronoms, les adverbes… Ils sont souvent courts, invariables la plupart du temps et extrêmement fréquents.

Ces mots composent une énorme, énorme partie des textes, parfois jusqu’à trente pour cent : il est donc essentiel qu’ils ne soient pas déchiffrés à chaque phrase, mais qu’ils soient mémorisés par cœur, afin que la lecture soit la plus fluide et la plus rapide possible. Il faut que les enfants soient plus occupés à comprendre le sens de ce qu’ils lisent, plutôt qu’à être uniquement dans un acte mécanique de lecture de tous les mots (le décodage).

Les mots-outils, peu nombreux à la fois, vont être vus au fur et à mesure que les enfants avancent en lecture et font l’objet d’un traitement graphique spécial, afin d’être mieux mémorisés. Les mots-outils en scripte sont écrits en bleu, non découpés en syllabes afin qu’ils soient photographiés globalement par les enfants. Ils ont en dessous un petit dessin pour les aider ou bien ils ont « une traduction en Luje » éventuellement coupée en syllabes.

Mots-outils, Méthode Luje

☑️ Une méthode adaptable à différentes classes d’âge

Cette méthode a été conçue pour qu’elle soit facilement utilisable par des publics différents. Elle sera utilisée de manière très ludique avec les enfants de maternelle, de CP voire de CE1, suivant leur maturité.

Pour les enfants plus grands ou pour les adultes atteints d’illettrisme, on effacera tout le côté enfantin de la méthode, pour ne garder que l’information sonore portée par les personnages. La progression sera identique, mais on pourra aller plus vite et de manière plus autonome.

✅ Une méthode adaptable à différents niveaux

La conception même de la Méthode Grimm© lui permet de s’adapter au niveau de chaque enfant.

Les plus jeunes, d’un même niveau de lecture, pourront jouer avec le même matériel. Par contre, s’ils sont de niveaux différents (l’un apprend toujours à lire les syllabes simples, tandis que l’autre commence à lire les graphèmes complexes* comme le « on » ou le « oi »), les apprentis lecteurs pourront jouer le même jeu, mais avec le matériel de leur niveau.

Pour les plus grands, qui utiliseront la méthode « plus sérieusement » juste en lisant les étiquettes ou seulement le livre de lecture, il sera facile de donner à chaque apprenti lecteur les étiquettes et les phrases qui correspondent à son avancement, ou de se concentrer sur le livre, en suivant simplement la progression de la méthode.

La Méthode Grimm© est donc utilisable à l’école quand il faut faire de la différenciation pédagogique, de la remédiation pédagogique en soutien scolaire, ou en famille, chez les nounous, chez les orthophonistes ou les neuropédagogues, bref, quel que soit le contexte : il suffit de donner à chaque enfant le matériel qui correspond exactement à sa progression.

☑️ Un respect constant de la Zone Optimale d’Apprentissage

La Méthode Grimm© permet de laisser exactement chaque enfant dans sa zone Optimale d’Apprentissage (où les choses à apprendre ne sont ni trop faciles, ni trop difficiles, mais exactement à sa portée), puisqu’il avance pas à pas, exactement à son rythme propre, sans dépendre du niveau de ses camarades.

La progression de la Méthode Grimm© est non seulement rigoureuse, mais précisément adaptée à la « croissance » des capacités de lecture de l’apprenti lecteur. Il peut faire chaque jeu jusqu’à sa réussite complète et facile, avant de passer au jeu suivant, qui le mènera dans une nouvelle Zone Optimale d’Apprentissage proche, et ainsi de suite, comme on monte tranquillement un escalier, une marche à la fois.

En savoir plus sur le Zone Optimale d’apprentissage

✅ Des étiquettes de lettres, de syllabes, de mots et de phrases pour apprendre en jouant

L’activité de lecture de textes et de livres est évidemment le but de toute méthode de lecture, et c’est cela qui fait entrer de plain-pied les enfants dans le monde merveilleux de l’écrit. Pour leur rendre la tâche plus facile et plus agréable, les syllabes, les mots et les phrases qui sont présentées aux enfants lors des jeux tiennent sur des étiquettes. Pourquoi ?

D’abord parce que les enfants adorent cela. En soi, c’est une excellente raison !

Pour nombre d’enfants, lire une étiquette est beaucoup, beaucoup moins intimidant que de lire une page entière, qui offre trop de textes à lire et surtout trop des stimuli visuels. Une étiquette est à leur portée. Elle tient aisément dans une petite main. Les enfants n’ont, à chaque instant, qu’une étiquette à lire, et cela leur permet de focaliser leur attention, d’augmenter leur concentration, ce dont ils ont besoin pour cet acte technique si difficile qu’est la lecture.

De plus, tout le plaisir de l’étiquette tient au fait que le petit lecteur la « gagne » quand il a bien lu (syllabes, mots) ou en a compris le sens (phrases), grâce aux points gagnés ou aux images qu’il doit accorder avec ce qu’il lit. Cela lui donne véritablement un sentiment de victoire : il sent qu’il progresse en accumulant les étiquettes lues en un tas qui grossit de plus en plus devant lui ! Quand, à la fin de la séance, l’enfant remue sa barquette d’étiquettes pour en sentir la quantité ou quand il compte les points qu’il a gagnés, il « pèse » littéralement sa réussite et ses progrès. Il est fier. Et cette fierté est un marchepied pour la conquête suivante.

Enfin, l’enfant lit le nombre d’étiquettes qu’il veut ou qu’il peut, en une ou plusieurs fois, suivant son enthousiasme ou sa fatigue et cela lui permet d’être dans son rythme de travail propre.

☑️ Beaucoup de manipulations et des activités diversifiées

On apprend mieux ce que l’on touche et ce que l’on mobilise.

Les enfants ont absolument besoin de manipuler physiquement les objets avant de pouvoir les conceptualiser et les intégrer. C’est une nécessité biologique absolue.

La manipulation avec des objets concrets, consistants, permet aux jeunes cerveaux d’en faire des « objets mentaux solides », qui pourront être rangés correctement dans les « bonnes cases » cérébrales et qui pourront ensuite être utilisés intellectuellement avec facilité.

Pour bien automatiser toutes les procédures mentales nécessaires à la lecture et à l’écriture, la méthode propose des activités très diversifiées : classement, recherche, mémorisation auditive et visuelle, association, décomposition ou écriture de syllabes, par exemple, ce, grâce aux étiquettes.

✅ Un vocabulaire très riche

Plus le bain de langage est riche dès le plus jeune âge, plus l’enfant pourra engranger une quantité importante de mots et développer densément les zones du langage de son cerveau.

C’est entre deux ans et trois ans que se produit une véritable « explosion du langage », car le cerveau du petit se développe rapidement. Plus il engrangera de vocabulaire et améliorera son langage, le plus jeune possible, le plus près possible de ce temps de construction cérébrale (on parle de  » période critique du développement « ) et plus sa pensée sera riche, féconde, et le conduira adulte sur les chemins de la liberté, de l’expression de ses besoins, de la compréhension des autres et du monde.

Il vaut mieux enrichir son vocabulaire, ne pas lui parler de manière infantile et le tirer vers le haut que de le maintenir dans un langage simpliste et le tirer vers le bas, avec un langage pauvre ou « bébé ».

La méthode s’adresse aussi bien aux enfants les plus jeunes (qui auront donc accès à un vocabulaire en quantité) qu’aux plus grands, dyslexiques ou adultes en illettrisme (à qui l’on ne saurait offrir un langage juste enfantin et limité). Pour les enfants les plus grands, atteints de troubles dys ou arrivant de l’étranger, pour les adultes, il est normal qu’ils soient confrontés à un vocabulaire le plus riche possible.

Les mots qui ont été choisis pour cette méthode se retrouvent dans les manuels scolaires des enfants de primaire, du CP jusqu’en CM2.

☑️ De la lecture, beaucoup,  beaucoup de lecture

Les lecteurs ayant des facilités peuvent apprendre à lire avec peu de matériels d’apprentissage, mais les lecteurs en difficulté, eux, ont besoin de beaucoup, beaucoup lire avant d’intégrer les automatismes. La méthode propose une grande quantité d’étiquettes à lire, mais cela n’est pas pesant, puisqu’il s’agit d’étiquettes que les enfants peuvent lire à leur rythme.

✅ Du déchiffrage au sens avec la recherche des images pleines de poésie et d’humour

Pour apprendre à lire, il faut être capable d’abord de déchiffrer avant de pouvoir faire une reconnaissance automatique des mots, mais il faut le plus rapidement possible être capable de comprendre le sens de ces mêmes mots.

Dès que l’enfant peut assembler des voyelles avec le m et le l, il va être capable de lire d’abord des mots, puis des petites phrases.

Pour être encouragé à en comprendre le sens, il devra associer ces petites phrases avec leurs images. Les merveilleux petits dessins pleins de poésie et d’humour de la méthode sont dus à Élice, artiste-autrice, illustratrice et graveuse. Ces dessins permettront aux enfants de vérifier le sens des phrases qu’ils liront, et leur variation apportera le surprenant, la fantaisie nécessaire au maintien du plaisir et de l’attention.

Lecture de phrases et images de la Méthode Grimm

☑️ Un atelier d’écriture pour travailler les syllabes et produire de l’écrit

Grâce à des petites étiquettes en scripte et en lettres Lujes munies au dos d’un aimant autocollant et posées sur une ardoise magnétique,  les apprentis pourront écrire toutes les syllabes de la langue française, ainsi que des mots, des prénoms, etc.